StHOP!

sthopQuand le DG de HOP! à RUNGIS nous a dit que  convergence = fusion, il ne s’attendait pas à provoquer autant de réactions dans les BU et notamment celle de HOP! BRIT AIR. Les médias s’en sont mêlées, il n’en fallait pas plus pour qu’il y ait un rétropédalage.

Pourtant tous les syndicats comme les salariés sont favorables à un discours direct et franc sur notre avenir pour en finir avec la peur du lendemain qui nous tétanise depuis maintenant 8 ans.

Il n’y a rien de pire que de ne pas savoir ou en tout cas d’avoir le sentiment d’être pris pour des blaireaux.

Cela fait quand même plusieurs mois que nous sommes dans cette situation où la direction de HOP! fait un pas en avant et deux pas en arrière.

Avec un tel grand écart normal que les salariés en aient marre!

Quelle est donc cette technique de communication au plus haut niveau managérial?

Et si toutes ces manœuvres médiatiques étaient savamment orchestrées pour atteindre un seul et unique objectif : la fusion.

Voici un extrait dans ce qui se trouve être « la bible des costkiller » : édifiant de mimétisme avec notre quotidien chez HOP! :

« La communication dans l’entreprise influence significativement le niveau de stress ressenti par les employés. Elle permet quand elle est franche d’éviter le prolongement d’une période d’incertitude voire l’inquiétude. D’après des études recensées sur des boîtes qui ont fusionné, elle joue un rôle crucial dans le succès de la fusion.

L’information est défaillante : les dirigeants semblent « se défiler » devant les interrogations des salariés ; ou bien les revirements sont constants entre ce qui est annoncé et ce qui arrive effectivement. Le management est bouleversé. La réaction normale en face d’un déficit d’information, c’est de la compenser par des rumeurs.
Elle prolifèrent, leur double caractéristiques étant toujours : suspicion des intentions, dramatisation des conséquences. Les dirigeants sont supposés en savoir beaucoup plus qu’ils ne le disent. Tout sera interprété. On peut d’ailleurs en jouer, dans une stratégie visant à souffler le chaud et le froid, à déstabiliser puis à rassurer. Le problème d’information n’est pas sans incidence sur la productivité.
De façon générale, le personnel n’a plus la réponse à des questions simples.

La communication permet de réduire les incertitudes crées par la nouvelle situation, convaincre les employés du caractère inévitable du rapprochement et faciliter la mise en oeuvre du changement. Dans ce cadre, les managers doivent être vigilants aux informations à communiquer et aux moyens à utiliser.

La communication doit porter sur la situation de départ, l’état de la concurrence, les contraintes du marché, les licenciements, la localisation des sièges et des équipes, les différences entre les partenaires… Elle doit être claire, cohérente et compréhensible et sans contradictions.

Également il est indispensable que les informations soient à temps, répétées dans plusieurs médias et considérées crédibles par les employés. Ces derniers ne reçoivent pas nécessairement les mêmes informations étant donné que la communication dépend du niveau organisationnel, des besoins spécifiques de chaque groupe et des inquiétudes des salariés.

En outre, il est inutile de retarder les annonces aux salariés qu’elles leurs plaisent ou non. Ces retards peuvent résulter de la crainte des managers de fait que la notification anticipée de la fusion peut conduire à la réduction de la productivité. Mais, plusieurs études ont montré l’absence du changement significatif touchant la productivité et l’absentéisme suite à l’annonce anticipée de la fusion au personnel. Donc, chaque fois qu’une information est élaborée par la direction, elle doit rapidement être transmise aux employés. Même si une réponse ne peut pas être fournie, il est préférable de le dire aux salariés de façon honnête et franche que la décision n’a pas été prise. »

Si ces méthodes de communications sont préconisées pour embarquer les salariés dans un projet de fusion, il est évident que nous avons à faire à des amateurs chez « HOP! Compagny » parce qu’à tous les niveaux hiérarchiques, chacun est livré à lui-même avec des bouts de missions à courte vue et à court terme.

Aussi quand les salariés interrogent sur la globalité du projet et de sa cible, il y a des réponses inventées par chacun pour colmater et rassurer au plus urgent.

Mesdames Messieurs de la Direction HOP!, ne laissez plus les salariés dans le doute et la crainte, dites les choses comme elles sont afin que chacun puisse enfin prendre son avenir en main au lieu de subir une lente agonie qui à terme mènera le salarié dans le fossé et votre projet de fusion à l’échec.

HOP! Déclaration 2015 pour les revenus 2014

declaration-revenus-2014Calcul de l’impôt 2015 sur les revenus 2014 pour le PN de BRIT AIR (par le SNTA/CFDT)

Préalable : la vocation de cet article est vous aider à remplir votre déclaration d’impôts sur le revenu, il n’est pas force de loi, c’est juste un décryptage simplifié qui exige l’aval de votre inspecteur des impôts surtout s’il s’agit de votre première déclaration.

Le formulaire d’impôts 2015 pour les revenus de 2014 est pré-rempli, il y figure ce que HOP Brit Air a déclaré pour vous, c’est-à-dire les salaires nets cumulés 2014 mais attention aux erreurs éventuelles de retranscriptions.

Si vous déclarez en version papier, la date limite est mardi 19 mai 2015.

Pour la déclaration en ligne, vous pouvez vous connecter avec votre numéro fiscal et votre mot de passe et sélectionner le service Déclarer mes revenus dans votre espace Particulier. En fonction de votre département de résidence, vous devez déclarer vos revenus en ligne au plus tard:

– le 26 mai 2015 : départements de n°s 01 à 19

– le 2 juin 2015 : départements de n°s 20 à 49

– le 09 juin 2015 : départements de n°s 50 à 974 / 976.

Le PN a 2 possibilités pour déclarer ses revenus :

  • La première formule est celle de tous les salariés, la déduction des frais est forfaitaire : déclarer le cumul net fiscal, les indemnités de sécu éventuelles et l’intéressement quand il existe…

– N’oubliez pas de reporter l’intégralité de votre cotisation syndicale dans la case 7AC feuillet 4. (50% des cotisations sont déductibles dans cette formule aux déductions forfaitaires.).

Cette méthode est intéressante si vous avez peu ou pas volé en 2014.

2- La deuxième formule est celle de la méthode des frais réels.

Pour ce faire, munissez-vous des documents suivants :

  • Votre bulletin de paie de décembre 2014.
  • Les relevés d’activité de décembre 2013 à novembre 2014.
  1. MONTANTS A DECLARER (dans la colonne 1AJ de votre déclaration de revenus)

– Net fiscal cumulé (cf. bulletin de paie de décembre 2014)

+

– l’intégralité de vos frais professionnels (sur les relevés de frais et non pas sur votre dernier bulletin de paie)

+

– la somme globale des découchers payés par DB (sur les relevés de frais)

+

– les indemnités journalières pour maladie  (ce que la Sécurité Sociale a payé à DB pour vous si vous avez été en arrêt de travail pour maladie)

 

  1. MONTANTS A DEDUIRE (dans la colonne 1AK de votre déclaration de revenus)

1 – La somme des indemnités journalières Zone Euro (France incluse), soit pour le PN HOP BRIT AIR :

L’indemnité journalière en zone EURO est fixée cette année à :

157€  (PNC et PNT) Pour les éventuels courriers « charter » hors Europe, veuillez nous contacter.

Comment calcule-t-on cette indemnité journalière ?

Chaque jour d’activité isolé donne droit à déduire 1/2 indemnité. Soit 0,5 x 157 €. (ex :NTE/LYS/NTE)

Un courrier de 2 jours, vous avez droit à 1,5 indemnité. Soit 1,5 x 157€.

(ex : ORY/BES/ORY/MPL/ORY/MPL nuit courte MPL/ORY/BES/ORY).

Un courrier de 4 jours,  (3 découchers) vous avez droit à 3,5 indemnité, soit 3,5 x 157€.

Faites le même type calcul pour tous les courriers de l’année 2014 que vous avez effectué. Sachez que le premier jour d’engagement d’une rotation compte pour 1/2 indemnité, les jours suivants comptent pour une indemnité complète.

2 – Cette 2e formule de déclaration aux frais réels vous permet de déduire la totalité de votre cotisation syndicale 2014, ajoutez-la à la somme des indemnités journalières.

3 – Pour tous les autres frais à déduire, nous vous invitons très vivement à rencontrer votre inspecteur des impôts (surtout si c’est votre 1ère année aux frais réels) qui seul, peut tolérer ou non les déductions supplémentaires ! ! ! Par exemples :

– Vos frais de pressing, sur justificatifs. [il est en général toléré par l’administration fiscale : une chemise par journée d’activité et un uniforme (veste + pantalon /jupe) par quinzaine].

– Vos indemnités kilométriques (cf. barème des impôts)

Tout ce que vous estimez devoir et pouvoir déduire : bagage, coiffeur, collants, forfait téléphone (une partie), loyer, ordinateur, etc. Conservez une copie de la carte grise si vous changez de voiture.

Attention : il existe le droit fiscal qui peut vous favoriser dans certains cas, mais il existe aussi ce que l’on nomme la doctrine administrative et fiscale qui laisse à l’inspecteur des impôts la libre interprétation en cas de litige.

Un bon conseil : joignez une lettre très détaillée de votre méthode de calcul, soyez précis.

Pour plus d’infos appelez votre délégué SNTA/CFDT : 06 62 49 81 15.

Exemple de lettre à joindre à votre déclaration et à l’attention de votre inspecteur des impôts : 

Monsieur l’Inspecteur des Impôts,

J’opte cette année (encore) pour la déduction de mes frais professionnels pour leur montant réel.

Cette option possible fait suite à la décision du Directeur de la législation fiscale et concrétisée par une lettre signée le 15 février 1999 et référencée 99 002172 à l’attention de 3 organisations syndicales dites représentatives de la profession.

C’est ainsi que je rapporte à ma rémunération imposable l’ensemble des frais d’hôtels  (sur la base du coût réel pour l’employeur), ainsi que les indemnités de repas.

Les autres frais liés à l’exercice de ma profession font également l’objet de ma déclaration, ils sont conformes aux conditions de droit commun et clarifiés par l’instruction administrative le 30 décembre 1998 sous la référence 5F-1-99 du bulletin officiel des impôts.

 Je vous prie d’agréer, Monsieur l’Inspecteur des Impôts, etc…

« FUZZZION » imminente…

UN_DEUX_TROIS_SOLEIL

Autant se dire les choses : la fusion des 3 compagnies est en courte finale. La direction de HOP! s’y prépare très activement.

Mais quel cinéma pour soi-disant préparer les esprits!

« Vous allez vous appeler HOP! BRIT AIR mais, promis, on ne change rien, promis on ne mute pas, promis vous gardez votre emploi, promis vous gardez de l’activité, promis vous vous développerez, promis vous ne fusionnerez pas car on n’en voit pas l’intérêt, chacun chez soi… « 

« Pour l’instant » pensaient-ils en silence et, comme il est des silences plus assourdissants que des verbiages, la CFDT avait anticipé le coup !

Ainsi, lorsque nous avons signé l’accord de réduction des coûts, nous nous doutions de ce jour où on nous annoncerait la fusion.

Alors aujourd’hui encore plus qu’hier, nous sommes convaincus d’avoir fait le bon choix et d’avoir préservé au moins 18 mois les conditions du PNC.

Force est de constater qu’il existe toujours des contradicteurs sur cette version des faits: les septiques verront tout ça lorsqu’on nous imposera de facto un mixte de la convention AIRLINAIR ou REGIONAL (avec 68 UHV pour le PNC).

Non pas qu’elles soient désastreuses mais, ramenée aux conditions actuelles de DB, nous aurons beaucoup à perdre malgré les apparences.

Mais comme nous avons perdu récemment l’UNSA sur l’intérêt de nos accords, nous n’avons guère d’espoir de nous sortir du plan concocté par la direction de HOP! : Au mieux une CONVENTION COMMUNE SUR LA BASE DE CELLE D’AIRLINAIR (comme base de travail).

Le constat est là : depuis 2 ans disparition progressive de postes, PDV PS & PN, contrats de mise à disposition à durée indéterminée, réduction des coûts, 23 avions dans HOP! sur le tarmac (et aucun à l’horizon janvier 2016 sur Orly pour DB) et, toujours des résultats encourageants mais insuffisants.

Le travail d’harmonisation a commencé chez le Personnel Sol, les PNT sont mûrs pour le contrat unique HOP! et le PNC va vers l’harmonisation des conventions.

Alors une telle convergence ne peut vouloir dire autre chose que fusion. Elle va être annoncée prochainement (d’ici le mois de juin 2015) à tous les salariés, le show de la présentation du futur HOP! est sur ses dernières retouches…

Sans aucun doute il y aura des coupes franches dans les emplois en « trop » ceci pour réduire les triplons et les sureffectifs liés à une activité déclinante sauf à accepter les conditions HOP! AIRLINAIR.

L’harmonisation des accords, des conventions collectives et usages seront d’abord la cible de la direction HOP! puis en découlera (peut-être même en parallèle) des plans de réduction des effectifs.

20 à 26 mois seront probablement nécessaires pour un produit fini PS et PN HOP! avec un objectif unique : le PNC DB à 68 UHV!!!

Le PDV PNC va être présenté à la prochaine réunion du comité d’entreprise (avril 2015).

La direction n’a guère tenu compte de nos remarques sur les carences de ce projet, notamment sur les indemnités de départ toujours très insuffisantes pour être réellement incitatives sachant qu’elle avait le soutien d’autres syndicats moins regardants tant que ça arrange les « copains » (ok c’est pas joli joli mais ça énerve alors il faut que ça sorte).

Autant vous dire que tout s’est passé sans réelle négociation.  Mais la direction, a-t-elle besoin d’un accord pour faire son PDV PNC? La réponse est dans la question.

Un tel simulacre de négociations direction/syndicat ne peut que présager d’une nette dégradation des relations sociales dans les 3 compagnies.

La CFDT n’a jamais été dupe de ces changements d’attitudes et ne se laissera pas, comme toujours et fidèle à ses engagements, embarquer dans un accompagnement mortuaire sans réagir.